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La cavalerie de L'union (1)

Publié le par Olivier Millet

La cavalerie de L'union (1)

L'US Army comprenait 5 régiments à l'entrée en guerre, 2 régiments de dragons, descendant des régiments de light dragoons de la guerre de 1812 et qui ont participé à la guerre du Mexique en 1846. Le régiment de fusiliers montés créé pendant la guerre du Mexique en 1847 et deux nouveaux régiments de cavalerie.
Un sixième régiment régulier est levé en mai 1861, mais il faudra attendre la défaite de Bull Run pour que le Congrès autorise la création de 31 régiments de volontaires.
Les régiments sont standardisés et numérotés de 1 à 6 du plus ancien au plus récent. A la fin de la guerre il y avait plus de 272 unités montées dans l'armée de l'union.
Les états de New-York, du Missouri fournirent 32 régiments de volontaires chacun, la Pennsylvanie, 28, le Tennessee, 20, le Kentucky et l'Illinois, 17, l'Ohio et l'Indiana, 13, le Michigan, 11, l'Iowa et le Massachusetts,5.

L'organisation régimentaire:


Le régiment régulier est organisé en 5 escadrons de deux compagnies, l'état-major du régiment comprend un colonel commandant le régiment, 1 lieutenant-colonel, 1 major, 1 adjudant régimentaire, 1 fourrier, 1 chirurgien, 1 aumônier, 1 sergent fourrier, 1 sergent-major, 1 sergent commissaire, 18 musiciens.

Chaque compagnie comprend : 1 capitaine, 1 lieutenant, 1 sous-lieutenant, 1 sergent-major, 1 sergent fourrier, 4 sergent, 8 caporaux, 2 clairons, 56 cavaliers.

Les régiments de cavalerie pouvaient être rassemblés en brigades de 3 à 6 régiments et les brigades en division à raison de deux ou trois brigade par division. Malgré sa puissance industrielle et ses moyens, le Nord qui dépensa 124 millions de dollars pour l'achat de chevaux ne put fournir une monture à tous ses cavaliers. Les grands élevages du Kentucky et de Virginie fournissaient plus de 800 000 têtes. Largement dépassée par son homologue sudiste en terme de qualité, la cavalerie nordiste atteint petit à petit le même niveau que son adversaire pour finalement le dépasser. La puissance de feu que les armes à répétition donnaient au cavalier de l'union finit par supplanter complètement la cavalerie confédérée équipée de révolver, de carabine à chargement par la bouche ou de fusil de chasse court.

L'emploi:

Les missions de la cavalerie sont principalement la reconnaissance et le renseignement. Les charges contre l'ennemi sont rarement entreprises car la doctrine américaine ne matière de combat de cavalerie prône plus le déplacement rapide d'unité monté que la recherche du combat à cheval contre l'infanterie. Mais elle exécuta néanmoins de telles attaques pour couvrir une retraite ou exploiter la déroute de l'ennemi. Pour les généraux la cavalerie est également une infanterie qui se déplace vite, elle compense sa force numérique plus faible par une puissance de feu multipliée par les carabines à répétition Henry ou Spencer( quand elle en était equippé). Lors de la campagne de Gettysburg la plus formidable bataille de cavalerie qui opposa le Nord et le Sud eut lieu à Brandy Station et vit la cavalerie unioniste tenir tête à son homologue jugée pourtant supérieure en qualité. Les grandes attaques dans l'ouest des armées de Grant et Sherman virent l'emploi de forces conséquentes de cavalerie (de l'ordre d'une brigade) pour effectuer des raids dans la profondeur à l'image de ce que firent les Sudistes les années précédentes. Le raid de Grierson durant la campagne de Vicksburg, mis en scène au cinéma dans le film "The Horsemen" fut un grand succès et contribua à la réussite des opérations contre Vicksburg. Les opérations de cavalerie du général James Wilson durant les campagnes de d'Overland et de Petersburg furent également couronnées de succès. A cette occasion la division de cavalerie sous les ordres du général Sheridan mit un terme aux exploits de Jeb Stuart à la bataille de Yellow tavern, où les cavaliers de l'Union plus nombreux mais surtout armés de fusils à répétition Spencer forcèrent la cavalerie sudiste à la retraite et tuèrent leur prestigieux général.


Quand la cavalerie combat à cheval, le cavalier de l'Union se sert de son sabre, parfois d'une lance, face à un adversaire qui monte bien mieux que lui et qui se sert de préférence d'arme à feu. Mais le sabre forçait le cavalier à rechercher le contact et donc à se montrer foncièrement agressif ce qui n'était pas aisé face à un adversaire plus habile et surtout capable de délivrer un feu avec des armes à feu de gros calibre dont la courte portée était compensée par la puissance et la dispersion des projectiles. Ce type de combat d'un autre temps fut promptement relégué au profit d'une conception plus moderne d'infanterie montée. A l'image des dragons d’antan qui avaient été pensés dans cette optique, la cavalerie de la guerre de Sécession et plus particulièrement celle des fédéraux en fin de guerre était une infanterie capable de se déplacer rapidement d'un point à un autre en vue de raids sur les lignes de ravitaillement adverses ou d'opérations contre les flancs ou arrières d'une armée ennemie. En outre bien que l'effectif d'une unité montée soit inférieur à celui de l'infanterie classique, l'utilisation d'armes à répétition qui augmentait la puissance de feu de l'unité lui permettait de tenir tête à des troupes plus nombreuses, particulièrement en position défensive. Quand elle combat démontée, un huitième des hommes reste en arrière pour garder les chevaux tandis que le reste combat en ordre dispersé. Si la cavalerie nordiste souffre des même maux qui avaient affligé les régiments américains de 1812, cantonnés à des missions d'estafette ou d'escorte, elle gagnera rapidement ses lauriers dans les combats qu'elle sera amenée à faire. Les grands raids de la fin du conflit et ses succès au combat lui donneront enfin l'aura qu'elle méritait. Le cavalier bleu n'avait plus qu'à entrer dans la légende par le biais Hollywood et de John Wayne sur l'air du "She wore a Yellow Ribbon"

La cavalerie de L'union (1)

L'uniforme:

Le cavalier de l'Union portait l'uniforme consistant en une veste bleu foncé courte "Shell jacket" du modèle 1858 à passepoils jaunes. Cette veste était portée en grande tenue comme en campagne. Une veste plus courte et sans ornement voire une vareuse à pan large était aussi portée par les hommes. Certaines unités de volontaires en début de conflit avaient adopté des tenues particulières comme les Hussard de Benton ou de Trenton qui avaient un laçage typique sur la poitrine. le pantalon était le modèle d'ordonnance de 1861 bleu clair rehaussé d'une bande jaune sur le côté. Le couvre-chef en grande tenue était le chapeau "Hardee hat" adopté en 1855 dans la cavalerie avec ornements jaunes et badges à doubles sabres croisés. Le numéro du régiment et la lettre de la compagnie étaient placés de part et d'autre du badge. Dans la grande tenue comme dans l'infanterie, le cavalier portait des contre-épaulettes de laiton. Le cavalier de l'Union au combat portait indifféremment un képi mou, ou un chapeau à bord large.

Les trompettes portaient un laçage plus complexe sur la poitrine en lacets jaunes.

Les baudriers en cuir noir soutenaient le sabre M1861. La ceinture avait une boucle rectangulaire en métal jaune (cuivre ou laiton) avec un aigle américain possédant un C dans son écu et entouré de lauriers. Certains cavaliers furent armés de lances comme les Rush's lancers du 6ème régiment de Pennsylvanie. En plus du colt Navy de calibre 0.36, la plupart des hommes recevront une carabine à tir rapide Spencer, Sharp, Perry ou Henry.

Les officiers étaient dans la même tenue que les hommes de troupe avec les épaulettes propres à leurs grades, éventuellement l'écharpe rouge autour de la taille, un pantalon bleu clair ou bleu foncé

Les guidons portaient l’étendard de compagnie blanc et rouge modèle 1861 ou du régiment (bleu avec aigle). A partir de janvier 1862 des guidons aux couleurs de la bannière étoilée furent distribuées aux compagnies mais les deux modèles ont subsistés.

Les selles utilisées étaient de plusieurs types, la plus célèbre était le modèle imposé par le général McCLellan et qui portait son nom.

Comme son homologue confédérée, la cavalerie de l'Union a la couleur distinctive jaune.

Comme son homologue confédérée, la cavalerie de l'Union a la couleur distinctive jaune.

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lennou 20/02/2014 09:43

Super site pour mon exposé.